dissabte, 9 de març de 2013

Hébron : Impossible dialogue

Siège du tombeau des Patriarches où seraient enterrés Abraham et sa famille, l’étymologie de la ville d’Hébron fait partie de ces ironies de l’histoire dont Israël a le secret. En effet, les noms hébreu Hévron et arabe Al-Khalil signifient tous deux l'Ami, en référence à Abraham, l'Ami de Dieu. Pourtant s’il y a bien une chose qui manque cruellement dans la ville biblique c’est précisément l’amitié entre les deux communautés.

Depuis l’accord tripartite du Protocole d’Hébron (Israël, Autorité palestinienne et Etats-Unis) signé en 1997, la ville est divisée en deux zones : H1 qui comprend la plus grande partie de la municipalité sous contrôle palestinien et H2 qui forme une sorte de zone tampon entre les habitations juives et palestiniennes où se déploie Tsahal (armée israélienne).

Carte de la situation politique à Hébron

 A l’inverse de la plupart des colons de Cisjordanie, les habitants juifs d’Hébron vivent en quasi autarcie. Les 600 israéliens qui s’y entassent sont entourés par plus de 150 000 palestiniens et n’ont de relation qu’avec les proches colonies de Kiryat Arba et Givat Harsina. La rue Suhada, principale artère commerçante avant la seconde intifada (2000 – 2003), située en zone H2, a des airs de villes désertes de Western américain. Cet axe est interdit aux palestiniens et de jeunes soldats sont chargés d’y maintenir l’ordre. Le seul habitant que nous avons croisé dans ce décor de fin du monde nous a conseillé de prendre garde aux « crazy arabs ». C’est dire l’incompréhension qui règne ici. Au-delà des barrières de séparation, les palestiniens organisent une manifestation comme chaque Vendredi. En ce jour saint pour les deux communautés, ils viennent exprimer leur mécontentement en lançant des pierres sur les soldats de Tsahal. L’un d’eux se fait arrêter. Son père vient crier son désespoir à la face d’un soldat d’une vingtaine d’années, appelé sous les drapeaux pour 3 ans comme il est d’usage en Israël. Langage de sourd… Le jeune protestataire est emmené manu militari vers un futur dont on ne sera rien. A quelques mètres un enfant juif assiste à la scène l’air indifférent. L’être innocent qu’il est encore apprendra vite à faire la différence entre les Hommes. Quel avenir pour lui dans ces conditions ?   

Check-point à l'entrée de la zone H2

Convergences

Vu d’occident Israël et Palestine forment deux entités séparées physiquement, culturellement distinctes et idéologiquement antagonistes. Mais comme bien souvent il faut se méfier des représentations et se pencher plus attentivement sur la réalité car après plus de soixante ans de destins croisés, les sociétés israélienne et palestinienne loin de se tourner le dos présentent de nombreux points communs et liens d’interdépendance. Focus …

Hebrón H2: 'Ghost City'

Després de diverses negociacions entre israelians i palestins, el 1993 ambdós bàndols firmaven els acords d'Oslo per posar les bases d'una solució per al conflicte israelià-palestí.
Més endavant, amb el reconeixement d'un govern palestí -l'Autoritat Nacional Palestina o ANP-, els territoris de Cisjordània i Gaza es van dividir en diverses Zones, controlades per l'ANP (Zona A), per Israel (C) o per un sistema mixte de control civil de l'ANP i control militar de l'exèrcit israelià (B).

Com aquests territoris, la ciutat palestina d'Hebrón, on vivien un petit nombre de jueus, també es va dividir en dues zones: la H1, sota control palestí, i la H2, sota control israelià. Tot i que els habitants jueus poden moure's per la ciutat -són escortats per soldats-, des d'ençà, als palestins els hi és vetat l'accés a la H2.